Hier, c’était la fin du monde !

Hier, c’était la fin du monde !
Malheureux concours de circonstance ou simple fait prévisible ? Ma fille, collégienne, grisée de liberté, a égaré son smartphone, ou je pourrais dire, elle a abandonné son extension de vie !
Incrédulité, colère, tristesse, plutôt chagrin, oh là là !! C’était la fin du monde, son monde…
Soudain, rebond d’action et ultime et vaine quête pour lutter contre le désespoir insupportable, puis, enfin le constat de la cruelle réalité. L’objet n’est plus !
En tant que maman, foule de sentiments ambivalents et une palette de réactions immédiates et variées : accabler et faire la morale, réconforter et partager avec empathie, minimiser et relativiser comme une adulte à qui cela est forcément arrivé de perdre un trésor !
En fait, j’ai été retenue par la perplexité :
Un tel lien avec un objet, connecté ou pas, ne peut pas subir de la négligence. Alors ?
Alors, j’ai observé avec curiosité la tornade émotionnelle, ses différentes étapes jusqu’à la redescente. J’étais là pour entendre, écouter, et collaborer avec elle pour quelques actions dans sa quête. Et surtout dans le respect de ce qu’elle vivait, la réalité sans jugement.
« C’est arrivé, c’est comme ça ! »
Ce sont mes mots quand cette redescente émotionnelle a été perceptible et que les entendre était possible pour elle.
Il y a un temps pour vivre l’émotion, et il y a un temps pour l’acceptation. Laissons-passer l’émotion quelle que soit sa couleur, sombre ou lumineuse !
Il faut que ça se passe !
Accueillir les émotions difficiles et désagréables : cela permet de les laisser s’exprimer et de constater qu’elles varient et qu’elles sont impermanentes.
Et au fait, ce n’est pas la fin du monde !