Les origines de la sophrologie

C’est en Espagne, dans les années 60, dans une structure hospitalière, que le docteur Alfonso Caycedo, fonde une nouvelle discipline, la sophrologie.

A. Caycedo, interne à l’hôpital Santa Isabel de Madrid, en neuropsychiatrie, s’interroge sur les méthodes de l’époque : la thérapie hypnotique, les traitements électrochocs, les médications psychotropes, les comas insuliniques provoqués. Soucieux de dépasser ces méthodes, il pousse ses recherches et ses travaux pour développer de nouvelles approches de soin n’altérant pas la conscience.

Influencé par la phénoménologie, il crée la sophrologie comme un discipline de recherche de la conscience harmonieuse.

La conscience est ce qui nous permet de savoir ce que l’on pense et ce que l’on ressent.

Au fil de ses rencontres, de ses recherches et de ses voyages, A. Caycedo va compléter ses travaux par deux approches :

* Une approche comportementale avec les méthodes de relaxation du médecin allemand J.H. Schultz, ainsi que celle du médecin américain E. Jacobson

* Une approche de la conscience corporelle dans l’instant avec les apports orientaux du yoga, du boudhisme et du zen.

Caycedo diffuse et transmet, pendant une douzaine d’années à Barcelone, ce que seront les bases de la sophrologie, qui sera dans un premier temps une sophrologie clinique.

En France, c’est avec la SOPHRAS (Société de Recherche et d’Application de la Sophrologie) que la sophrologie va se structurer. Le Docteur Raymond Abrezol sera un acteur important en France puis en Suisse.

Progressivement, la sophrologie va sortir du cadre médical pour distinguer aussi une nouvelle branche la sophrologie socio-prophylactique avec une sophrologie appliquée au sport, au social, à la pédagogique.

Dans sa forme actuelle, la sophrologie de Caycedo, compte 12 degrés de Relaxation Dynamique et une cinquantaine de techniques spécifiques. Au fil des degrés, la sophrologie aborde des dimensions existentielles.

 

Les principes clés de la sophrologie :

 

• Le schéma corporel comme une réalité vécue

• Le principe d’action positive

• Le principe de réalité objective